Rectifications et preuves après diffamations du rapport sénatorial sur le travail du CPDSI

Plusieurs d’entre vous nous ont demandé de réagir face aux nouvelles diffamations écrites qui ont eu lieu face à la publication du rapport final sénatorial de la « mission d’information sur le désendoctrinement, le désembrigadement et la réinsertion des djihadistes en France et en Europe ». Nous voulions vous confirmer par la présente que nous nous sommes occupés des deux principales diffamations relayées par le Journal de la Croix et le Monde du 12 juillet dernier, qui ont été rectifiées immédiatement par les journalistes devant nos preuves évidentes (voir ci-dessous leurs versions diffamatoires puis leurs versions corrigées dans les 24h).
En effet, le rapport des sénatrices prétend que nos comptes n’ont pas été publics alors qu’ils sont en ligne depuis 3 ans :
Le bilan comptable 2014 avec le rapport du commissaire aux comptes 2014Le bilan comptable 2015 et le rapport du commissaire aux comptes 2015.
Le rapport des sénatrices prétend que nos suivis des jeunes n’ont pas été vérifiés, alors que le Comité Interministériel nous contrôlait tous les mois et validait officiellement tous nos bilans :
le bilan pédagogique 2014le bilan pédagogique 2015le bilan pédagogique 2016 avec présentation d’outilsles chiffres du CPDSI validés par le Comité Interministériel de pilotage ainsi que, pour prouver que nos résultats étaient contrôlés tous les mois par un Comité Interministériel de Pilotage, un exemple de compte-rendu mensuel de juillet 2015 du Comité interministériel de Pilotage et un exemple de compte-rendu mensuel du 27 novembre 2015 du Comité Interministériel de Pilotage… Sans compter les rapports de suivi fournis aux juges et aux préfets à chaque évolution des jeunes…
Enfin, pour mémoire, nous étions supervisés par Convention par le psychiatre Serge Hefez, qui a déjà donné son avis dans une tribune « Un rapport radical, partisan et politique » par rapport au travail peu scientifique des sénatrices, et notre Communiqué de presse annonçant notre refus de renouvellement des 600 000 euros, qui a donné lieu à tant de représailles politico-médiatiques…

Pour mémoire, nous vous rappelons que le CPDSI a ouvert la plate-forme vidéo Nooronline.fr, pour informer et à outiller toute personne souhaitant comprendre les différentes facettes de la problématique « djihadiste » pour pouvoir agir et lutter : recherche universitaire ou privée, responsables religieux, éducateurs, psychologues, acteurs de la Défense ou du Renseignement, ou encore forces de l'ordre. Vous pouvez déjà aller voir et aimer notre page FACEBOOK NOORONLINE qui a reçu 10 000 « J’aime » en moins de 3 semaines…

La mise en ligne de la plate-forme vidéo Nooronline.fr, première vidéothèque virtuelle, entièrement gratuite, rassemblant des analyses pluridisciplinaires des premiers experts qui se sont impliqués à nos côtés mais aussi la publication du Livre Blanc du CPDSI, intitulé LES DÉSENGAGÉS (format PDFEbook ou Kindle), qui restitue 10 témoignages de jeunes, suivis par notre équipe et le rapport DÉTECTER LE PASSAGE À L’ACTE EN REPÉRANT LA MANIPULATION DES TERMES MUSULMANS PAR DAESH (format PDFEbook ou Kindle), afin d’aider à discerner ce qui relève de l’islam, du rigorisme ou du « djihadisme ».

Après avoir terminé sa mission précédente (ministérielle) en août 2016, le CPDSI s’appuie dorénavant sur des partenariats internationaux avec plusieurs entités désireuses d’approfondir les travaux et outils créés par le CPDSI, et notamment :

  • Le Centre de la prévention de la radicalisation menant à la violence, basé à Montréal au Canada, dirigé par Herman Deparice-Okomba,
  • Le projet Partnership against violent radicalization in the cities ("PRACTICIES"), membre du programme d'Excellence Scientifique porté à l'échelle européenne par "Horizon 2020", dirigée par le professeur Séraphin Alava, de l’Université de Toulouse 2.

Nous vous souhaitons un bel été et à la rentrée pour de nouvelles batailles et recherches pour l’intérêt général…
Dounia Bouzar et son équipe.
PS : LES ARTICLES DE PRESSE DIFFAMANTS PUIS RECTIFIÉS SE TROUVENT CI-DESSOUS

ARTICLE DE LA CROIX AVANT RECTIFICATION :

La Croix avant modif

ARTICLE DE LA CROIX APRES RECTIFICATION :

La Croix apres modif

ARTICLE DU MONDE AVANT RECTIFICATION :

Le Monde avant modif

ARTICLE DU MONDE APRÈS RECTIFICATION :

Le Monde apres modif

Dounia Bouzar: «Notre travail, c’est de révéler le vrai visage de Daesh»

Comment un jeune peut-il être embrigadé par Daesh ? Comment le déradicaliser ? Autant de questions qui ont été soulevées, ce jeudi soir, lors de la projection-débat qu’organisait l’association Place publique à Ociné. Après le visionnage de « Le Ciel attendra », Dounia Bouzar, directrice du centre de prévention contre les dérives sectaires, qui a déradicalisé plus de 1 000 jeunes, ouvrait une discussion avec le public.

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Déradicalisation : la réponse indignée de Dounia Bouzar au rapport d'Esther Benbassa

Madame la Sénatrice,

Les Français doivent savoir que vous rendez un rapport où vous prétendez effectuer un audit sur la déradicalisation en France alors que vous n’avez ni auditionné l’équipe du CPDSI en tant que première équipe mobile d’intervention mandatée par le ministère de l’Intérieur sur toute la France et les DOM-TOM (1134 saisines de familles et 43 d’équipes de préfectures), ni auditionné ma personne pour le résultat de mes premières conclusions de recherche-action avec les parents et les professionnels.

Comment osez-vous associer mon nom, mon travail, mon expertise que vous méconnaissez, aux résultats de votre rapport ?

Pourtant, vous citez mon nom et le CPDSI dans ce rapport et dans les médias. Vous prétendez donc m’avoir auditionnée ? Présentez alors le rapport d’audition sur lequel vous affirmez vous baser. Rapport d’audition absolument fictif, madame la Sénatrice…

Y a-t-il d’autres dispositifs que vous n’avez pas réellement audités que vous comptez délégitimer ? Sur combien de chercheurs et d’associations qui essayent de lutter face à un péril grave vis à vis de la jeunesse allez-vous taper gratuitement pour avoir une heure de gloire ? Fournissez les PV d’audition des gens que vous prétendez avoir rencontrés et évalués. Ou avouez que vous ne vous basez que sur des articles de presse et sur les réseaux sociaux... La politique vous a-t-elle fait perdre toute méthodologie d’universitaire ? Toute éthique minimale ?

Car oui, Madame Benbessa, la déradicalisation, ou plutôt le désengagement, est un sujet sérieux :les parents ont besoin de soutien ; les professionnels ont besoin d’accompagnement et de supervision, quand il y a des réussites comme quand il y a des échecs. Toutes personnes alliant la théorie et la pratique savent que les échecs permettent d’avancer car ils forcent à se repositionner et permettent d’avoir des réussites, car il y a de nombreuses et grandes réussites que vous n’avez pas souhaité auditionner et valoriser.

En traitant le sujet avec si peu de scientificité, vous faites effectivement de la déradicalisation une tartuferie et vous faîtes mal à la France et à sa jeunesse.

Si vous m’aviez auditionnée, je vous aurais donc raconté que les retours d’expérience avec les radicalisés, leurs familles et les professionnels qui les accompagnent, démontrent que :

- la déradicalisation n’est pas une déprogrammation, ni un lavage de cerveau ;

- la déradicalisation n’est pas non plus un simple désendoctrinement, et sur ce point nos travaux nous ont menés à évoluer ;

- la déradicalisation doit être individualisée, car les motifs d’engagement dans le djihad sont tous différents ;

- la déradicalisation n’est pas un terme approprié, car les idéaux poursuivis par les jeunes de manière radicale doivent être entendus et reconnus, c’est leur engagement qu’ils doivent réajuster ;

- la déradicalisation ne peut s’opérer qu’avec des alliances et des travaux communs avec les familles, des policiers, des psychologues, des éducateurs et des imams ;

- la prévention et la détection n’en sont qu’à leurs balbutiements ; -les acteurs de droit commun (éducateurs, animateurs, médiateurs, psychologues, imams, associations de terrain...) sont les plus compétents et légitimes pour suivre les jeunes qui n’ont plus confiance dans les institutions ;

- la déradicalisation n’est jamais le produit d’un seul acteur mais toujours celui d’une chaîne d’acteurs qui agit de manière cohérente et complémentaire (reprise du lien de confiance avec le jeune, soutien de la famille, accompagnement psychologique, approche théologique, déconstruction de la relation au groupe radical et à l’utopie radicale, etc.)

- tout dispositif menant à mettre ensemble des radicalisés était voué à l’échec (centre fermé), cependant, il s’agit d’un des nœuds à régler pour construire une politique de prise en charge des jeunes radicalisés dans les 30ans à revenir.

Source : Atlantico

MISE AU POINT AFP SUR LÉA

Paris (AFP) - Une jeune fille radicalisée suivie par le Centre de prévention des dérives sectaires liées à l'islam (CPDSI) a été emprisonnée en janvier après avoir replongé. Un échec ? "Un cas d'école", selon Dounia Bouzar, la présidente du CPDSI.

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