Déontologie

1 Implication et Investissement

 Pour le cabinet Bouzar Expertises, chaque situation, chaque équipe, chaque client compte. Nous menons nos contrats jusqu’à leur terme et favorisons, autant que possible, la qualité pédagogique et l’intérêt des stagiaires.

2 Impartialité et Neutralité

 Le cabinet Bouzar Expertises n’est pas juge de conscience, en héritage de la posture du CPDSI.

Désembrigader ne signifie pas imposer une « contre – conscience » à un jeune, mais au contraire lui permettre de retrouver les moyens de penser à nouveau par lui-même.

Désembrigader signifie donc permettre à un individu de posséder à nouveau un esprit critique autonome pour redevenir un individu singulier capable d’émettre des opinions, de ressentir des émotions et de faire ses propres choix.

Désembrigader ne signifie pas détacher le jeune de l’islam car le cabinet ne part pas du postulat que l’islam par essence, est une religion archaïque ou violente.

 Le cabinet Bouzar Expertises ne prend donc aucunement partie en matière de conviction, de philosophie ou de politique. Il prend également garde à incarner lui-même cette égale distance afin de privilégier l’accès égal de tout usager potentiel.

3 Confidentialité et respect de l’anonymat

 Les situations portées à la connaissance du cabinet Bouzar Expertises lors d’échanges et de travaux pratiques sont couvertes par notre engagement en matière de discrétion professionnelle et du respect de la confidentialité ou de l’anonymat des tiers cités.

 Néanmoins, pour toute situation exceptionnelle devant relever de la protection de l’enfance en danger ou de la mise en danger d’autrui, le cabinet Bouzar Expertises peut décider (et encourager l’équipe) d’émettre un signalement aux autorités / services compétentes, dans l’intérêt du mineur en danger. Le cabinet Bouzar Expertises s’engage néanmoins à d’abord favoriser le portage institutionnel et la responsabilisation des équipes concernées.

4 Protection de l’enfance en danger

 Durant son mandat en tant qu’Équipe Mobile d’Intervention (EMI), le CPDSI a mis un point d’honneur à faire siennes les notions juridiques de protection de l’enfance en danger et de non- assistance à personne en danger, au sens de l’article 375 du code civil. Seuls l’intérêt supérieur du jeune et la non mise en danger d’autrui ont conduit les actions du Centre. Le cabinet Bouzar Expertises conserve cette posture.

5 Non prédétermination

 Notre conviction est qu’un jeune embrigadé, quelle que soit sa dangerosité ou l’horreur de ses actes, a d’abord été un individu avec une histoire et une trajectoire et qui a été broyé par un discours, une idéologie et un réseau.

Nous croyons fermement qu’il est possible que l’individu puisse resurgir derrière l’embrigadement, pour redevenir un être humain et pensant après son parcours radical (dont il se peut qu’il ait à assumer les conséquences judiciaires) et qu’il faudra réparer, reconstruire, accompagner, soutenir.

C’est cela que le CPDSI a nommé le « désembrigadement » ou la « déradicalisation ». C’est cette méthode que nous transmettons par le biais des formations et des échelles psychométriques.

6 Ancrage dans la réalité française

Le cabinet Bouzar Expertises n’est pas un centre d’analyse stratégique contre le terrorisme ou de géopolitique.

C’est un espace de pensées, de recherches, d’analyses et de constructions.

Le cabinet Bouzar Expertises ne cesse d’avancer, de se documenter, de s’adapter au terrain tel qu’il existe au travers des jeunes, des familles et des professionnels confrontés à ces phénomènes en France.

Le cabinet Bouzar Expertises considère qu’aucun concept, aucune théorie, aucun constat n’est définitif ou ne suffit à lui-même.

Il s’inscrit dans une succession de remises en questions pour contribuer à construire un lendemain sans jeunes raptés pour devenir des bombes humaines, avant même d’avoir pu construire leur propre avenir…

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